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Burn-out : quand le corps dit stop avant vous

Les personnes que je reçois ne disent pas toujours “je fais un burn-out”. Elles parlent d’abord de fatigue. Une fatigue qui ne passe pas, même après les vacances. Elles parlent d’émotions qu’elles n’arrivent plus à contrôler.

Elles parlent aussi d’un décalage :

“Je continue à faire… mais je ne suis plus vraiment là.”

Il y a moins d’élan, moins de plaisir. Parfois même une forme d’indifférence là où il y avait de l’engagement.

En séance, ça se voit très concrètement. Le corps est tendu, ou au contraire affaissé. La respiration est courte. Le regard se perd. Et en même temps, quelque chose continue de pousser :

  • “Il faut tenir.”
  • “Je n’ai pas le choix.”
  • “Ça va passer.”

Comme si la personne continuait à avancer… sans elle-même.

Les symptômes invisibles de l’épuisement professionnel

Le burn-out ne survient pas d’un coup. C’est un processus d’épuisement progressif.

Au départ, il y a souvent beaucoup d’engagement, une vraie envie de bien faire, de s’investir. Puis, peu à peu, un déséquilibre s’installe : trop de demandes, pas assez de ressources, pas assez de récupération. Les frontières disparaissent. J’ai entendu des mots très forts comme “se sentir encapsulé”, “je suis [le nom de l’entreprise]”, ou encore un vocabulaire du combat : ”j’utilise mes dernières cartouches”.

La personne donne beaucoup, souvent sans vraiment s’arrêter, jusqu’à l’épuisement. Ce qui apparaît alors est assez caractéristique :

  • Une fatigue profonde et une perte d’énergie.
  • Des troubles du sommeil.
  • Un symptôme plus subtil : une distance qui se crée (moins d’empathie, plus d’irritabilité, ou au contraire une forme d’anesthésie).
  • Souvent, un sentiment d’échec et de ne plus y arriver.

L’approche de la Gestalt thérapie face au burn-out

En Gestalt thérapie, on pourrait dire que le contact se perd.

La personne ne sent plus vraiment ses limites. Elle continue malgré la fatigue, elle se pousse. Elle est souvent portée par des exigences très intériorisées :

  • “Je dois tenir”
  • “Je ne dois pas décevoir”
  • “Il faut y arriver”

Se reconstruire après un burn-out : le travail en séance

En séance, le travail n’est pas de “remotiver”. Il s’agit d’abord de ralentir. De revenir au corps, aux sensations, à ce qui est déjà là mais souvent ignoré.

Je peux par exemple demander :

  • “Là, tout de suite, que se passe-t-il dans votre corps ?”
  • “Qu’est-ce qui cherche à se dire ?”

Petit à petit, la personne recommence à percevoir sa fatigue, ses limites, ses besoins. Et surtout, elle retrouve la possibilité de s’y arrêter.

Le burn-out n’est pas un manque de capacité. C’est souvent l’histoire de quelqu’un qui a trop longtemps tenu, sans pouvoir s’écouter. Jusqu’au moment où le corps, lui, ne peut plus continuer, et impose l’arrêt.

Si vous vous reconnaissez dans ces ressentis, et avez envie d’aller regarder cela de plus près, je vous accompagne au sein de mon cabinet de Gestalt thérapie à Paris 8 ou lors de consultations en ligne.

« You can’t stop the waves but you can learn to surf. »
Jon Kabat-Zinn